Le bureau du CNRS à Washington D.C. renforce ses liens avec le MIT

Le 29 février, le bureau du CNRS à Washington D.C. a assisté à l’inauguration de l’exposition photographique organisée par le Programme d’Aide à l’Accueil des Scientifiques en Urgence (PAUSE), programme auquel participe le CNRS, et le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le 2 mars, le bureau a ensuite participé au Salon européen de l’emploi du MIT aux côtés du Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux Etats-Unis. Ces deux séquences différentes ont permis au CNRS de perpétuer ses liens avec la prestigieuse institution américaine[1], localisée à Cambridge, près de Boston dans le Massachusetts, et de gagner en visibilité auprès d’autres universités américaines.

Inauguration de l’exposition “Standing for freedom, portraits of scientists in exile”, ou l’impératif éthique de l’accueil de personnes réfugiées

La genèse de l’exposition “Standing for freedom, portraits of scientists in exile”
© Erell Gloaguen/CNRS

Le bureau du vice-provost pour les activités internationales et le centre d’études internationales du MIT ont organisé, le jeudi 29 février, l’inauguration américaine de l’exposition photographique “Poser pour la liberté : portraits de scientifiques en exil” (“Standing for freedom, portraits of scientists in exile”), réunissant des portraits de chercheurs et d’artistes en exil à travers le monde. L’exposition met en lumière le travail de l’organisation française PAUSE, qui permet aux scientifiques en exil de se rendre en France avec leurs familles et d’assurer la continuité de leurs travaux de recherche dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. L’inauguration de cette exposition était, pour le MIT, l’occasion de célébrer leur nouveau programme mondial de bourses pour les personnes à risque (Global MIT At-Risk Fellows Program – GMAF), qui permet à trois universitaires ukrainiens aux travaux de recherche variés (en santé mondiale et informatique, en analyse des données spatiales pour les zones urbaines, etc.) de résider au MIT dès mars 2024 pour un semestre complet. Après son passage au MIT, l’exposition se rendra ensuite à Washington D.C. pour s’installer au sein de l’Ambassade de France aux Etats-Unis.

Dans le cadre de la réception, l’ensemble des parties prenantes à l’organisation de l’exposition ont émis quelques remarques inaugurales. Ces dernières ont permis aux invités de mieux appréhender l’implication historique du MIT dans l’accueil de scientifiques réfugiés, et le rôle fondamental du programme PAUSE dans la protection des chercheurs en exil et de leurs familles en France. Parmi les intervenants figuraient Cynthia Barnhart, provost du MIT, Elizabeth Wood, professeur d’histoire et responsable du programme pilote GMAF, Pascale Laborier, professeure de science politique à l’Université Paris Nanterre et commissaire de l’exposition PAUSE, et Laura Lohéac, directrice exécutive de PAUSE.

Suzanne Berger, professeur à l’Institut du MIT, était la maîtresse de cérémonie de l’inauguration et a remercié l’ensemble des participants pour leur présence et les organisateurs de l’exposition, ainsi que le bureau du CNRS à Washington D.C. pour avoir facilité les contacts entre les parties françaises et américaines. Suzanne Berger est notamment récipiendaire de plusieurs distinctions françaises de haut niveau (telles les Palmes Académiques, l’Ordre National du Mérite et la Légion d’Honneur).

De gauche à droite : Jeanne Revil (chargée de mission au bureau du CNRS à Washington D.C.), Suzanne Berger, Myriam Zuber (responsable de programme MISTI – MIT Global Experiences), Pierre-Jérôme Adjedj, Pascale Laborier, Laura Lohéac, Jean-Philippe Nicolaï (attaché scientifique au Consulat de France à Boston), Fabien Calvo (professeur émérite de pharmacologie à l’université Paris-Diderot), Erell Gloaguen (chargée de mission au bureau du CNRS à Washington D.C.)
© CNRS

Elizabeth Wood a insisté sur l’importance d’accueillir et d’accompagner les universitaires en exil, particulièrement depuis 2022 et la recrudescence de réfugiés ukrainiens dans le cadre de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Pascale Laborier a quant à elle indiqué que l’accueil de personnes exilées était un impératif éthique, et qu’il fallait continuer de les accompagner à chaque moment de leur exil. La politologue a expliqué que chacune des personnes réfugiées, représentées sur les douze photos de l’exposition, devait apporter quatre catégories d’objets symboliques lors de leur séance photo : des images représentant leur pays d’origine et leur pays d’accueil, des objets personnels et des objets liés à leur domaine de recherche. Ces objets ont permis au photographe, Pierre-Jérôme Adjedj, de capturer au mieux les expériences vécues par chacun. Enfin, Laura Lohéac est revenue sur l’histoire du programme Pause, créé en 2017 dans l’optique de permettre aux artistes et scientifiques réfugiés en France de pouvoir assurer la continuité de leur travail. Elle a rappelé que le programme Pause octroie des fonds aux institutions d’accueil qui hébergent des réfugiés et assiste les institutions d’accueil et les réfugiés dans certains aspects administratifs. Si le programme travaillait auparavant avec des réfugiés provenant d’une quarantaine de pays différents, Laura Lohéac a indiqué que les principaux bénéficiaires de Pause étaient aujourd’hui ukrainiens ou russes.

Au Salon européen de l’emploi du MIT, le CNRS réaffirme son intérêt pour les talents de nationalités diverses

Stand du CNRS et du Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis. De gauche à droite : Leah Namoune (gestionnaire administrative et financière au SST), Jean-Philippe Nicolaï (Attaché pour la Science et la Technologie au Consulat de France à Boston), Mustafa Soykurt (Consul Général de France à Boston), Jeanne Revil et Erell Gloaguen (chargées de mission au bureau du CNRS à Washington D.C.
© SST de l’Ambassade de France aux États-Unis

Le samedi 2 mars, le bureau du CNRS, aux côtés du Service pour la Science et la Technologie (SST) de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, a participé au Salon européen de l’emploi annuel du MIT. Le salon permet aux entreprises et administrations européennes de présenter aux étudiants du MIT ou d’autres universités environnantes (telles Harvard, l’Université de Boston ou l’Université de New York) les opportunités de carrière en Europe afin d’attirer les meilleurs talents sur le Vieux Continent. Avec une centaine d’organisations participantes et environ 2000 visiteurs chaque année, le salon du MIT est l’une des plus grandes manifestations de ce type aux Etats-Unis.

Équipe du bureau du CNRS à Washington D.C.
© CNRS

Cette année, plus de 2700 étudiants des plus prestigieuses universités américaines de la région se sont rendus au salon. Plus d’une centaine d’entre eux ont visité le stand du SST et du CNRS, et se sont renseignés sur les concours externes de l’organisme de recherche ainsi que sur les différentes autres portes d’entrée, telle les chaires de professeurs juniors ou les opportunités de stages et de mobilités dans des laboratoires français. Les critères d’éligibilité étendus pour rejoindre le CNRS, qui ne discriminent ni selon la nationalité, ni selon l’âge, ont suscité un vif intérêt parmi les étudiants.


[1] Le MIT est un partenaire important pour le CNRS : septième partenaire américain de l’organisme de recherche en nombre de copublications de 2021 à 2022, l’université participe à un International Research Network du CNRS (USERS), à un International Research Project (SlowFaults) et est un des partenaires américains de l’International Research Laboratory CNRS-Georgia Tech.

Partager cet article

Facebook
Twitter
LinkedIn

Vous souhaitez vous abonner à la lettre d'information AdN ?

Articles similaires