Ocean One K, l’Archéologue des abysses

N’avez-vous pas toujours rêvé de vous aventurer au fond des abysses ?

Les esprits les plus prudents rejetteraient immédiatement cette idée. Ces profondeurs sous-marines ont été largement inexplorées pour une bonne raison : elles sont parfaitement inhospitalières pour l’être humain. À ces profondeurs, aucune méthode ne permet d’excaver et d’enregistrer les vestiges des centaines de milliers d’épaves qui reposent au fond des océans.

Ocean One K, le robot sous-marin développé par le Laboratoire de robotique de l’Université de Stanford
© Stanford University

Et pourtant, il existe un individu pour lequel cette exploration des abysses n’est qu’une formalité parmi d’autres : Ocean One K. Ce robot humanoïde sous-marin téléopéré est capable de plonger à des profondeurs allant de 100 m à 850 m et surtout, de réaliser des fouilles d’épaves, des prélèvements dans les fonds marins et diverses autres expériences scientifiques. Tel un authentique archéologue, le robot révèle les secrets enfouis par les oceans et parvient même à restituer les sensations tactiles lorsqu’il effectue des fouilles, grâce aux capteurs de pointe de son système de rétroaction haptique. L’inventeur derrière Ocean One K est le professeur Oussama Khatib, directeur du laboratoire de robotique de l’université de Stanford et coordinateur d’un projet de recherche international du CNRS « LIRMM-Stanford » en robotique sous-marine et en robotique chirurgicale.

Avant-première américaine du documentaire “Ocean One K – Archéologue des abysses” à l’Ambassade de France

Pour documenter l’aventure scientifique et humaine d’Ocean One K, Gedeon Programmes et Planete+, ainsi que le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASMM), l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) et l’Université de Standford, ont co-produit le film documentaire « Ocean One K – Archaeologist of the Abyss » relatant la conception d’Ocean One K et ses premières aventures. Le documentaire est réalisé par Mathieu Pradinaud. Une projection du documentaire de 52 minutes a été organisée le 28 février à l’auditorium de la Maison Française de l’Ambassade de France à Washington D.C., en présence d’Oussama Khatib et de Stéphane Millière (producteur du film et président de Gedeon Mediagroup).

Oussama Khatib présentant les exploits d’Ocean One K à Deep Dive Dubai.
© Erell Gloaguen/CNRS

En préambule du documentaire, le professeur Oussama Khatib a introduit le public à Ocean One K en présentant la remarquable collaboration entre Deep Dive Dubai (la piscine de plongée la plus profonde du monde, localisée à Dubaï, Émirats arabes unis) et le laboratoire de robotique de l’université de Stanford. Il a exposé les différentes aptitudes du robot en matière de saisie d’objets et a expliqué le fonctionnement des capteurs haptiques de ce dernier qui permettent de restituer les sensations tactiles à distance. Le professeur a également précisé que le robot, au-delà de missions archéologiques, était capable de réaliser des réparations et des opérations de maintenance (par exemple de canalisations sous-marines) et pouvait avoir un rôle à jouer dans la protection des océans, au travers d’actions de dépollution ou d’analyses scientifiques.

« Ocean One K – Archaeologist of the Abyss » a permis au public d’apprécier la recherche sous-marine de manière inédite. En documentant les fouilles d’épaves romaines, de navires de la Marine de Louis XIV ou de bâtiments contemporains, le film transporte les spectateurs à travers les époques et ravit autant les aficionados d’archéologie, d’art et d’histoire que ceux de robotique.

Suite à la projection du documentaire, Laetitia Doyle, distributrice du film, responsable du bureau américain de Terranoa et présidente de French In Motion, a animé une session de questions-réponses avec Oussama Khatib et Stéphane Millière. Les deux intervenants sont revenus sur l’histoire de leur rencontre, de leur collaboration et sur les instants mémorables du tournage, et ont répondu aux multiples questions des spectateurs. Le public était composé d’une centaine de personnes, adultes comme enfants. La soirée était ouverte au grand public.

De gauche à droite : Laetitia Doyle, Oussama Khatib, Stéphane Millière.
© Erell Gloaguen/CNRS

Un robot qui fascine à tous les âges

Le professeur Oussama Khatib répondant aux questions des lycéens du lycée Rochambeau
© Erell Gloaguen/CNRS

Plus tôt dans la journée, une trentaine de lycéens du lycée Rochambeau (lycée international français situé à Bethesda, proche de Washington D.C.) a eu l’opportunité d’échanger directement avec Oussama Khatib.

Le professeur a partagé l’histoire de la conception du robot avec les élèves, et a répondu à leurs questions relatives à l’apparence humanoïde du robot et au coût de sa construction.

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