Science Diplomats Club – Intervention du Dr Erwin Gianchandani, directeur adjoint de la direction Technology, Innovation and Partnerships de la National Science Foundation

[Le Science Diplomats Club (SDC), coordonné par le Service pour la Science et la Technologie (SST) de l’Ambassade de France aux États-Unis, rassemble des conseillers scientifiques et technologiques de plus de 40 ambassades à Washington ainsi que des représentants d’instituts de recherche et d’agences scientifiques et technologiques, autour d’un thème et d’un invité d’honneur identifié. Le lundi 4 décembre, le bureau du CNRS à Washington D.C. a co-organisé avec le SST le dernier rendez-vous du club de l’année, avec une intervention attendue du Dr Erwin Gianchandani, directeur adjoint de la direction Technology, Innovation and Partnerships de la National Science Foundation créée en mars 2022. L’opportunité pour les conseillers scientifiques et technologiques d’en apprendre davantage sur cette structure récente et sur d’éventuelles perspectives de collaboration à l’international.]

Le lundi 4 décembre 2023, le directeur adjoint de la direction Technology, Innovation and Partnerships (TIP) de la National Science Foundation (NSF) Erwin Gianchandani est intervenu devant le public du SDC, composé de délégués de 12 pays différents, de l’Union européenne aux États-Unis et de représentants d’agences fédérales américaines, pour présenter les missions et objectifs de sa nouvelle direction.

À gauche : le Dr Erwin Gianchandani présentant la nouvelle direction TIP de la NSF; à droite : le Dr Bridget Turaga, directrice de programme au bureau international de la science et de l’ingénierie à la NSF
© Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis

Agence de financement à destination de la recherche fondamentale, la NSF a toujours soutenu la recherche translationnelle pour permettre à des innovations révolutionnaires de trouver des applications concrètes (via une possible commercialisation). En mars 2022, le Congrès a adopté la loi fédérale « Chips and Science » et a permis à la direction TIP d’émerger et de formaliser un réel soutien fédéral à la recherche translationnelle, grâce à un financement dédié de 20 milliards de dollars jusqu’en 2027. Le TIP doit accélérer le développement de technologies clés et doit permettre aux États-Unis de relever les défis sociétaux et économiques les plus pressants par l’allocation de financements compétitifs.

Après avoir présenté la genèse de la direction, le Dr Gianchandani a mis l’accent sur la volonté de la NSF de trouver des talents issus d’horizons et de parcours divers, « en dehors des rangs traditionnels » (tels les techniciens spécialisés) pour favoriser des écosystèmes d’innovation dans l’ensemble des États-Unis. À titre d’exemple, il a mentionné le programme “Regional Innovation Engines”, des coalitions régionales réunissant chercheurs, institutions, entreprises et membres de la société civile pour collaborer à des activités de recherche qui pourraient dégager des solutions ayant un impact à la fois économique et social. Au-delà de l’objectif de faire progresser les technologies essentielles — telles que les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, les technologies sans fil avancées et la biotechnologie – et cultiver des partenariats entre une pluralité d’acteurs publics et privés, ce programme vise particulièrement à stimuler l’innovation et les talents au niveau régional, à travers tout le pays.

La NSF forme également des experts qui se rendent dans des laboratoires à travers le pays pour présenter les initiatives portées par le TIP aux chercheurs, et leur suggérer de réfléchir à un possible transfert de leur recherche vers des applications plus concrètes.

Sylvette Tourmente, directrice du bureau du CNRS à Washington D.C., a présenté les missions de CNRS Innovation au public.
© SST de l’Ambassade de France aux États-Unis
© SST de l’Ambassade de France aux États-Unis
À gauche : le Dr Kendra Sharp, directrice du bureau de la science et de l’ingénierie internationales à la NSF ; à droite : le Dr Bridget Turaga
© SST de l’Ambassade de France aux États-Unis

À l’occasion de cet événement, la NSF souhaitait échanger avec le public cosmopolite du SDC afin de s’inspirer d’initiatives étrangères en matière de promotion de l’innovation et de voir comment créer de nouvelles opportunités de collaboration. Dans cette optique, le Dr Kendra Sharp, directrice du bureau international de la science et de l’ingénierie à la NSF, a particulièrement insisté sur la volonté de la NSF de discuter avec des partenaires internationaux sur les meilleures pratiques en matière d’innovation, qu’elles soient globales ou très localisées. Elle a ainsi échangé avec l’audience sur les mécanismes promus par les ambassades ou par les agences scientifiques représentées pour transposer les résultats de la recherche du laboratoire au marché et à l’entrepreneuriat et sur les manières de promouvoir le développement d’écosystèmes d’innovation qui dépassent les frontières. Cet échange a permis à Sylvette Tourmente, directrice du bureau du CNRS à Washington D.C., de parler de CNRS Innovation (structure nationale de valorisation et de transfert de technologie du CNRS) et à Mireille Guyader, conseillère scientifique de l’Ambassade de France, de détailler l’écosystème français de soutien à l’innovation et au transfert de technologie. Leurs deux interventions étaient complémentaires et ont nourri les discussions avec les représentants de la NSF.

Enfin, le Dr Kendra Sharp a évoqué le programme de la NSF « Global Centers », en partenariat avec l’Australie, le Canada et le Royaume-Uni, qui encourage la recherche collaborative à l’international sur les thématiques du changement climatique et de l’énergie propre et menant à des résultats qui puissent être bénéfiques à la société.

Cet « apprentissage à double sens » entre la NSF et le public a fait émerger plusieurs autres sujets, tels que l’équilibre entre l’ouverture des données et la protection de la propriété intellectuelle, soulignant l’importance de la confiance au sein des partenariats et d’un dialogue précoce sur ce type de questions.

De gauche à droite : Florent Bernard, conseiller scientifique à la délégation de l’Union européenne aux États-Unis, Mireille Guyader, conseillère scientifique à l’Ambassade de France aux États-Unis, Erell Gloaguen, chargée de mission pour le bureau du CNRS à Washington D.C., Kendra Sharp, directrice du bureau international de la science et de l’ingénierie à la NSF, Bridget Turaga, directrice de programme au bureau international de la science et de l’ingénierie à la NSF, Sirin Tekinay, directrice de programme au bureau international de la science et de l’ingénierie à la NSF.
© SST de l’Ambassade de France aux États-Unis

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