Visite au Marine Biological Laboratory et au Woods Hole Oceanographic Institution

Du 15 au 17 janvier 2024, une délégation du CNRS s’est rendue à Woods Hole (village côtier de l’État du Massachusetts, à l’Est des États-Unis) pour y rencontrer des acteurs de l’écosystème américain de la biologie marine.

Woods Hole se trouve à la convergence de deux écosystèmes biogéographiques majeurs, propice à la formation d’une diversité de vie marine. Cet endroit est le point de rencontre entre les eaux chaudes du Gulf Stream et les eaux plus froides de la baie de Cape Cod, favorisant ainsi une grande variété d’organismes marins. Cette spécificité fait de Woods Hole l’un des écosystèmes de recherche en biologie marine les plus importants des États-Unis : s’y trouvent le Marine Biological Laboratory (MBL, affilié à l’Université de Chicago) et le Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI, membre de la plateforme International Panel for Ocean Sustainability portée par le CNRS).

Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science, Christelle Roy, Directrice Europe et International, André Le Bivic, directeur de CNRS Biologie, Patrick Blader, directeur adjoint scientifique de CNRS Biologie, Joachim Claudet, Conseiller océanique auprès d’Alain Schuhl et Sylvette Tourmente, directrice du bureau du CNRS à Washington D.C. ont composé la délégation du CNRS. Ils étaient accompagnés au MBL de Kate Moore, directrice des initiatives mondiales et de la stratégie pour l’Université de Chicago et de Nipam Patel, directeur du laboratoire.

15 janvier – Visite au Marine Biological Laboratory (MBL)

Découverte des activités du Marine Biological Laboratory
© Sylvette Tourmente/CNRS

Le MBL est l’un des plus anciens et des plus éminents laboratoires de recherche privés à but non lucratif des États-Unis. Il se consacre à l’exploration de la biologie fondamentale, à la compréhension de la biodiversité et de l’environnement, et à l’information sur la condition humaine par le biais de la recherche et de l’éducation. Il s’agit de la première institution scientifique privée à Woods Hole. Le MBL exploite des espèces marines et aquatiques afin de mieux appréhender l’évolution et le développement des processus similaires chez l’homme. De plus, l’emplacement du laboratoire offre des conditions optimales pour étudier les écosystèmes côtiers et comprendre l’impact du microbiome océanique. Le MBL et l’Université de Chicago ont formé une affiliation en juillet 2013 qui renforce les missions des deux institutions en matière d’innovation dans la recherche scientifique et d’éducation.

La visite de la délégation CNRS au MBL constitue la troisième réunion bilatérale entre UChicago et le CNRS dans le cadre du Centre international de recherche conjoint Discovery (CNRS-UChicago International Research Center Discovery – IRC), un an après la signature de ce partenariat d’envergure à Washington D.C. et 7 mois après l’atelier de définitions de ses priorités de recherche (en sciences humaines et sociales, en biologie et en sciences quantiques) à Chicago. Lors de cet atelier, le groupe de travail en biologie avait pointé l’importance de capitaliser sur l’existence de communautés fortes en biologie marine, tant au CNRS qu’à l’Université de Chicago.

Racks automatiques pour cultiver des organismes marins, Marine Biological Laboratory
© Sylvette Tourmente/CNRS

L’objectif de cette visite au MBL était de renforcer le volet biologique de l’IRC, en explorant davantage l’écosystème en biologie marine américain et en tirant partie des infrastructures de l’Université de Chicago dans le domaine. A cette fin, les membres de la délégation ont eu l’opportunité de visiter différents laboratoires du MBL et de rencontrer les équipes de recherche sur place. Les discussions avec Nipam Patel (directeur du MBL), la direction du CNRS et CNRS Biologie étaient centrées sur la manière dont l’IRC pourrait tirer partie de cette infrastructure en biologie marine, essentielle pour faire avancer la collaboration en biologie entre les deux institutions.

16 janvier – Visite au Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI)

Fondé en 1930, le WHOI est reconnu comme étant la grande institution privée des États-Unis pour la recherche océanographique. Il a contribué de manière significative à l’exploration et à la découverte des océans et joue un rôle essentiel dans la recherche sur le changement climatique par le biais d’études menées sur l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans et les phénomènes météorologiques extrêmes. Le WHOI collabore avec des organisations et des institutions internationales, ainsi qu’avec des organismes gouvernementaux tels que la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et la NASA, contribuant ainsi à des missions scientifiques et à la collecte de données à l’échelle mondiale. Enfin, le WHOI était l’un des premiers signataires de la plateforme International Panel for Ocean Sustainability (IPOS), un espace transdisciplinaire porté par le CNRS, rassemblant des experts, scientifiques, des membres de la société civile et d’autres parties prenantes. Ce panel a pour but de favoriser l’échange de connaissances entre ces acteurs dotés chacun de visions diverses et complémentaires. L’objectif est d’instiguer un changement durable et significatif dans la gouvernance mondiale des océans, tout en enrichissant les perspectives des décideurs politiques.

Le mardi 16 janvier, la délégation du CNRS s’est rendue au WHOI pour échanger sur de possibles collaborations futures entre des équipes de recherche françaises et américaines. Les échanges avec Peter de Menocal, président et directeur de Woods Hole Oceanographic Institution et ses équipes ont permis d’aborder divers sujets stratégiques pour les deux institutions : la Conférence des Nations unies sur les océans organisée à Nice par la France et le Costa Rica en 2025, les nouvelles collaborations possibles entre le CNRS et le WHOI (notamment avec le Marine Policy Center), ou encore l’Atlantique Nord et recherche polaire et l’Exploration océanique. Lors de la visite, le CNRS a pu apprécier la panoplie impressionnante de matériel scientifique de l’Institut (bouées, torpilles, véhicules autonomes permettant l’observation, la réalisation de mesures et la collecte d’échantillons).

Le CNRS souhaite poursuivre les discussions avec le WHOI, partenaire d’importance en recherche océanographique, et stratégique dans le cadre de la tenue prochaine de la Conférence des Nations unies sur les océans.

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